A l’heure où Call of Duty 3 : en marche vers Paris, vient de sortir, une petite rétrospective avec le premier de la série, échangé pendant 3-4 semaines contre Oblivion.
(Bon d'accord, ce n'est pas la pochette du jeu, mais elle n'était pas sur jeuxvideo.com et j'avais la flemme de chercher).
Tout comme le deuxième opus de la série, on incarne trois soldats (un américain, un anglais et un russe), et on revit plusieurs grandes batailles de la deuxième guerre mondiale. En l’occurrence, Stalingrad, Sainte-mère l’Eglise, Berlin, etc. Plus bien évidemment les deux missions habituelles en char. Les batailles de rue ne sont pas autant privilégiées que dans le 2, ce qui est un peu dommage, et par là un peu plus difficile car les couvertures n’affluent pas (au-revoir, les caisses tous les deux mètres !).
Les inconvénients, et surtout l’inconvénient essentiel du 1 par rapport au 2 est la qualité du graphisme qui a mal supporté les années, et par là la qualité de l’animation (d’après ce que j’ai entendu dire, cette qualité était très bonne lors de la sortie du jeu). De plus, ayant joué au 2 en premier, on ressent une ambiance un peu moins marquée, une immersion moins forte dans les champs de bataille, problème également du à l’âge du jeu.
Toutefois, trois bons points ressortent de ce premier épisode : la difficulté beaucoup plus élevé dans le premier opus, où le système de résistance, faisant passer le joueur pour un Superman en puissance, n’existe pas : à sa place, un système basique de barre de vie (la vie est facile à trouver, mais attention : une balle fait perdre jusqu’au quart de la vie du personnage en mode facile). D’où beaucoup plus de challenge dans de nombreuses missions (celle en camion, par exemple).
Secundo, on note la présence de pseudo-missions d’infiltration (car il est impossible de se déplacer sans se faire voir, eu égard aux scripts), missions sympathiques, même si pas spécialement dure à terminer.
Enfin, certaines missions ont lieu à bord de camions et de voitures, et là, c’est excellent (on penche la tête dehors, on tire, on rentre pour recharger, on est poursuivi par des side-cars, etc.). Cet aspect-là du jeu est, si je m’en souviens bien, complètement omis dans la suite.
A noter que le seul lien entre les deux jeux, outre le nom et la deuxième guerre mondiale, et la présence d’un personnage commun non-jouable, le capitaine Price, dont on apprend ici le destin fatal.
En somme, un excellent jeu, à l’image de sa suite, ses atouts compensant les défauts de la suite et vice-versa.Dans la même série : Call of Duty 2.