Jeux-vidéo

Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /2006 17:17
Call of Duty I

   A l’heure où Call of Duty 3 : en marche vers Paris, vient de sortir, une petite rétrospective avec le premier de la série, échangé pendant 3-4 semaines contre Oblivion.

 

   (Bon d'accord, ce n'est pas la pochette du jeu, mais elle n'était pas sur jeuxvideo.com et j'avais la flemme de chercher).

 

   Tout comme le deuxième opus de la série, on incarne trois soldats (un américain, un anglais et un russe), et on revit plusieurs grandes batailles de la deuxième guerre mondiale. En l’occurrence, Stalingrad, Sainte-mère l’Eglise, Berlin, etc. Plus bien évidemment les deux missions habituelles en char. Les batailles de rue ne sont pas autant privilégiées que dans le 2, ce qui est un peu dommage, et par là un peu plus difficile car les couvertures n’affluent pas (au-revoir, les caisses tous les deux mètres !).

 

   Les inconvénients, et surtout l’inconvénient essentiel du 1 par rapport au 2 est la qualité du graphisme qui a mal supporté les années, et par là la qualité de l’animation (d’après ce que j’ai entendu dire, cette qualité était très bonne lors de la sortie du jeu). De plus, ayant joué au 2 en premier, on ressent une ambiance un peu moins marquée, une immersion moins forte dans les champs de bataille, problème également du à l’âge du jeu.

 

   Toutefois, trois bons points ressortent de ce premier épisode : la difficulté beaucoup plus élevé dans le premier opus, où le système de résistance, faisant passer le joueur pour un Superman en puissance, n’existe pas : à sa place, un système basique de barre de vie (la vie est facile à trouver, mais attention : une balle fait perdre jusqu’au quart de la vie du personnage en mode facile). D’où beaucoup plus de challenge dans de nombreuses missions (celle en camion, par exemple).

 

   Secundo, on note la présence de pseudo-missions d’infiltration (car il est impossible de se déplacer sans se faire voir, eu égard aux scripts), missions sympathiques, même si pas spécialement dure à terminer.

 

   Enfin, certaines missions ont lieu à bord de camions et de voitures, et là, c’est excellent (on penche la tête dehors, on tire, on rentre pour recharger, on est poursuivi par des side-cars, etc.). Cet aspect-là du jeu est, si je m’en souviens bien, complètement omis dans la suite.

 

   A noter que le seul lien entre les deux jeux, outre le nom et la deuxième guerre mondiale, et la présence d’un personnage commun non-jouable, le capitaine Price, dont on apprend ici le destin fatal.

   En somme, un excellent jeu, à l’image de sa suite, ses atouts compensant les défauts de la suite et vice-versa.

   Dans la même série :
Call of Duty 2.
Par big-cow - Publié dans : Jeux-vidéo
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Samedi 29 juillet 2006 6 29 /07 /2006 11:12

Neverwinter Nights

   Par les créateurs de Baldur’s Gate I et II, deux jeux mythiques dont le premier n’a, à mon sens, jamais été égalé, un autre jeu de rôle se passant dans les royaumes oubliés, avec les règles de Donjons et Dragons. Une critique, je l’avoue, très obsolète, car Neverwinter Nights 2 a été présenté à l’E3 2006. On remarque, par rapport aux Baldur's Gate, l’apparition de la 3D (les décors étant auparavant dessinés, et magnifiquement) et une interface plus simple. C’est par contre la fin de la commande de 6 persos à la fois : on ne peut en jouer qu’un, plus plusieurs autres auxquels on donne des ordres, comme gardez la position ou protégez-moi. Comme d’habitude, je n’ai testé le jeu qu’en mode solo.

   Le scénario paraît au début sympathique, par son originalité : la Mort Hurlante, une épidémie, décime la ville de Padhiver, la ville la plus au Nord du continent où se passe l’histoire, isolée en grande partie du reste du monde. La cité est placée en quarantaine. Vous incarnez un aventurier mercenaire que Dame Aribeth, une des dirigeantes de la cité, tâche de trouver un remède à l’épidémie. Toutefois, on vire très vite dans un ensemble extrêmement basique, avec une terrible secte qui cherche à réduire à néant les forces de Padhiver, un certain ‘‘Peuple de l’œil’’… J’attendais quand même mieux de ceux qui avaient créés l’intrigue du fils de Bhaal.

   Les graphismes sont agréables, et non pas été enlaidis par le temps : à la limite, on pourrait citer des personnages un peu cubiques, mais c’est encore très bon. On pourrait se plaindre d’une trop petite liberté d’action au début du jeu, par la petitesse de la ville de Padhiver, et l’obligation pour le joueur de suivre un trajet défini, mais ce problème s’arrête à la fin du chapitre un, car le reste du jeu est gigantesque. Par contre, pas de carte du monde, et ça, c’est gênant.

   Mais le problème de Neverwinter Nights, c’est la simplicité extrême du jeu. Ce qui se souvienne de Baldur's Gate I pourront se rappeler les combats difficiles, que l’on gagnait toujours (c’était mon cas) à l’arraché, avec une tactique qu’il fallait développer intensément, jusqu’au placement des personnages sur le terrain. Ici, ce n’est pas le cas. A vrai dire, il m’arrive de faire des combats où je n’ai pas le temps de dégainer mon arbalète, tellement mon compagnon est puissant, et les PNJ sont faibles (mêmes les boss me laissent indemnes, c’est pour dire). Je précise que je joue au 3ème mode de difficulté sur 4. Le tout doublé d’une intelligence artificielle très faible. Et surtout, ces combats sont rendus encore plus simples par la présence d’une pierre de rappel qui permet la téléportation du joueur vers un temple quand il veut, avec un nombre d’usages infinis, et la possibilité de revenir à l’endroit d’où on est parti.

   En somme, un jeu sympathique, mais sans rien d’extraordinaire, que je conseille aux débutants en jeu de rôle. Décevant pour tous ceux qui ont connus Baldur's Gate et dans ce cas à éviter.
Par big-cow - Publié dans : Jeux-vidéo
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Samedi 24 juin 2006 6 24 /06 /2006 14:19

Call of Duty II

   Avant cette critique, il faut considérer que je ne suis qu’un novice en FPS, et encore plus quand ce FPS est un minimum stratégique (et non, ce n’est pas un Unreal). De plus, ma critique s’arrête au mode solo, je ne parlerai donc pas de la durée de vie. Le test a été effectué sur les trois premiers niveaux de difficultés (quatre niveaux au total) du mode solo.

   Tout d’abord, les graphismes, très bons, et en particulier le réalisme des effets, qui mérite à lui tout seul que l’on s’arrête pour jouer à ce jeu : très bon rendu des effets de fumée avec les grenades fumigènes ou la poussière qui vole lors de l’explosion d’un mur par exemple, plus des effets d’explosions qui ne subissent pas d’exagération du niveau des débris volant partout : impossible de détruire un mur avec une grenade. On apprécie également le soin du détail accordé aux actions ayant lieu (vapeur sortant de la bouche des personnages lors des missions en Russie, neige volant sous les pieds, etc.). Seul bémol, l’utilisation successive des mêmes objets dans les décors (les mêmes tables, les mêmes chaises, et les mêmes ours en peluche, présents dès la première mission et presque jusqu'à la fin).

   Le gameplay est également agréable : maniabilité simple, réglable avec possibilité d’inverser la caméra pour les mouvements haut et bas, etc. Par contre, je suis gêné par le fait que le joueur ne peut pas renvoyer les grenades ennemies, alors que les alliés, contrôlés par l’ordinateur et qui ont le mérite de ne pas être inutiles, le peuvent. Ces alliés, donc, outre le banal ‘‘J’en ai eu un !’’ ou ‘‘Prends-toi ça !’’, vous signalent également la position des ennemis (derrière la voiture, près du mur en ruines) et vous avertissent des éventuelles grenades (ils m’ont par conséquence souvent sauvés la vie).

   On notera également pour les points positifs, un scénario intéressant (avec une campagne se passant dans les régions du Maghreb et du Moyen-Orient, ce dont on parle rarement), des décors gigantesques, quelques petits délires des programmeurs (possibilité de reproduire toutes les notes de musique en appuyant sur ‘‘utiliser’’ devant un piano), beaucoup de tâches différentes (sièges, destruction de tanks ou de bâtiments, réparation de câbles téléphoniques), un rendu très réaliste des armes et des décors de l’époque (avec un viseur peu précis, comme en vrai), et surtout une superbe immersion dans le jeu : on croirait vraiment se trouver sur les champs de batailles, et là, je tire mon chapeau, l'immersion est certainement le point le plus poussé du jeu.

   On relève toutefois quelques bémols, mais suffisamment peu importants pour ne pas gâcher le jeu : comme dit précédemment, le manque de variété des objets du décor, mais aussi d’importants écarts de difficultés entre des missions adjacentes (par exemple, une mission de la campagne russe où le joueur doit traverser un pipeline, tâche aisée, avant de se retrouver encerclé par les ennemis dans un petit bâtiment, et là, je crois que c’est la mission du jeu qui m’a donnée le plus de mal), un système de résistance lors des combats pouvant donner une impression d’invincibilité (on est touché, on agonise, on se couche derrière une caisse, on attend 5 secondes et on est sauvé) et une trop grande facilité à trouver des munitions sur le terrain.

   Malgré tout, Call of Duty II n’en reste pas moins un excellent jeu, que je conseille.

   Dans la même série : Call of Duty 1.

Par big-cow - Publié dans : Jeux-vidéo
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