Mercredi 17 octobre 2007
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Eric le Lann et Jannick Top
Chronique en retard du à des difficultés à accéder à des informations sur Internet, au sujet de la formation du groupe, et d'autres renseignements
plus techniques.
J'ai vu le groupe formé par Eric le Lann et Jannick Top en première partie de Magma, le 10 octobre dernier à l'Autre Canal de Nancy : salle assez conviviale, sympathique, assez déstabilisante car la moyenne d'âge y
était cette soirée là de plus de 30 ans ; autant dire que j'étais probablement le plus jeune de la salle, ce qui m'a assez amusé.
Il s'agissait d'un groupe de jazz-rock constitué, à la trompette, de Eric le Lann, de Jannick Top (un ancien de Magma) à la basse, de Jim
Grandcamp à la guitare (électrique, mais sèche durant un morceau) et de Damien Schmitt à la batterie. Première partie, donc, pas exceptionnellement longue par définition : moins de 10 morceaux
joués, ceux-ci atteignant quand même une longueur assez honorable, pour moi qui apprécie beaucoup les morceaux assez longs.
Beaucoup de pêche dans l'ensemble, tout du moins sur les quelques premiers morceaux : une batterie dynamique, de même mais en moindre mesure quant
aux autres instruments de la formation. Les morceaux joués ne débordaient pas d'originalité, mais se laissaient écouter de façon très agréable, étant bien rythmé et apportant pas mal d'entrain.
Malheureusement, l'ensemble se tasse au bout de quatre-cinq morceaux, et les compositions suivantes paraissent un peu ternes, plus détendues, plus calmes, mais quittant alors l'esprit assez
explosif du début. Reste la composition finale, basée sur la progression, et atteignant son apogée sur un magnifique solo de batterie exercé par Schmitt : jeu sec et nerveux, déjanté, le batteur
s'éclatant sur ce final avec les montées et les baisses de tension, jusqu'à donner le signal des dernières secondes, explosion musicale fantastique, et permettant de finir le concert sur un punch
assez incroyable qui met en haleine quant à Magma.
Au niveau du jeu scénique, toutefois, la satisfaction est plus modérée : alors que d'un côté les jeux de Schmitt et Top sont explosifs et
puissants, transmettant sans problème leur énergie au spectateur, alors que le jeu de le Lann vaut également le déplacement, même si en moindre mesure, la faiblesse apparaît quant au guitariste
Grandcamp, que j'ai trouvé décevant vis-à-vis de la prestation des autres musiciens : statique, pas assez déjanté, comme un peu coincé derrière sa guitare qu'il manie certes avec efficacité mais
sans friser des sommets.
En somme, une prestation sympathique, idéale en amuse-gueule, mais à voir quand même pour la curiosité et la pêche.