Musique

Samedi 31 mai 2008
   Merci à Edouard pour m'avoir fait découvrir le groupe.

   Je ne connaissais absolument pas ce groupe de rock, qui opérait exclusivement des reprises, et j'ai eu l'occasion d'en découvrir hier soir un ou deux morceaux. Plus connus par l'intermédiaire des films réalisés sur eux, si ils ont tendance à péter un peu trop plus haut que leurs culs (car ils reprennent exclusivement de grands morceaux assez connus), ils savent trouver quelques idées assez sympathiques, comme jouer Starway to Heaven avec les Choeurs de l'Armée Rouge.

   Ci-joint un live d'eux (où on ne les aperçoit malheureusement que peu, alors que leurs costumes et leurs coupes de cheveux joue beaucoup, et j'invite ainsi le chaland à en découvrir plus), où ils effectuent une reprise du Enter Sandman de Metallica avec un saxophone qui rend particulièrement bien.

Par big-cow
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Lundi 19 mai 2008
[Concert] Bernardo Sandoval
Concert au Théâtre Gérard Philipe de Frouard

   Le double live Vida de Bernardo Sandoval est l'un des CDs qui m'aura initié au rock : non pas que le guitariste et chanteur fasse réellement du rock, mais l'album n'était pas sans en avoir les échos. A la base, Sandoval, c'est du flamenco, ou plutôt des variations sur du flamenco. J'avais depuis longtemps eu envie de le découvrir en concert, et c'est maintenant chose faite, à mon grand plaisir.

   C'était ici l'album Amor, son avant-dernier CD à ce jour, que Sandoval jouait, avec trois autres musiciens : Guillaume de Chassy (piano), Joël Trolonge (contrebasse) et Jean-Denis Rivaleau (batterie). La formation se révélait donc très jazz, et à vrai dire, les musiciens ont commencé par une super introduction au piano par Guillaume de Chassy, puis deux ou trois morceaux d'inspiration très jazzy, tirés donc de l'album Amor (je ne saurais les reconnaître car, ayant beaucoup plus écouté Vida, j'y suis là capable de distinguer les morceaux, ce qui n'est pas encore ici le cas). Le rythme est très cool, très doux, mais très beau également et on se laisse emporter par les notes et par la voix de Sandoval, superbe et très particulière, car portant une émotion rare. Si vous n'avez pas encore écouté la voix de Sandoval, c'est là quelque chose à faire de tout urgence, car elle se révèle être assez rare, et toujours très agréable et profonde.

   Au bout de trois ou quatre morceaux, changement formidable : Sandoval prend la guitare. Il n'était pas prévu que le chanteur se mette lui-même à jouer, d'autant plus que le directeur du Théâtre Gérard Philipe avait annoncé que ce ne serait pas le cas et que l'album Amor ne contient pas de guitare : cette annonce eut l'effet de provoquer un enthousiasme assez général, car Sandoval est tout aussi bon guitariste que chanteur.

   Après avoir joué un morceau assez court, et assez introductif à la guitare, qui permet de prendre une première mesure de son talent alors que Sandoval n'utilise d'ailleurs pas que les cordes de l'instrument mais celui-ci en entier, n'hésitant pas à frapper du plat de la main sur la caisse de résonance par exemple, donnant un nouveau rythme à ses morceaux, le second qu'il interprétera avec la guitare entre les mains fera intervenir l'ensemble de la formation, et permettra de retrouver ce Sandoval électrisant que j'avais pu entendre dans Vida, proposant des rythmes complètement explosifs avec une énergie formidable, et toujours un très grand talent qu'il déploie avec virtuosité. Mais surtout, voire Sandoval jouer ce morceau était tout un spectacle, réellement formidable, car l'artiste vit la musique, faisant vibrer avec intensité ses mains, son corps tout entier au rythme des notes que ses doigts et sa gorge produisent. J'avais déjà été soufflé par les rythmes de ses albums, où il nous gratifiait de formidables montées d'excitation sur la plupart des morceaux, mais le voir jouer en live confère une autre dimension à sa musique, lui donne une portée bien plus fabuleuse qui dépasse par ailleurs le cadre de simple musique pour faire entrer le spectateur en un nouvel univers, réellement formidable et complètement hallucinant, duquel on souffrira de s'arracher.

   Sandoval conservera pendant le reste du concert ce mélange entre rythmes plutôt jazzy et sans guitares tirés de Amor, et chansons jouées en partie par lui-même où il donnera toute la mesure de son talent. A la fin, formidables acclamations, débouchant sur un rappel pour deux morceaux : une version plus profonde et plus douce de Alba ou Camino del alba, morceau chargé d'intensité, et occasion pour moi de redécouvrir ce chant qui m'avait à la base fait découvrir l'artiste, et reprise sur un rythme et une formation très jazz de Lejos De Todo, un autre morceau de Vida, que je ne connaissais alors que sous forme de solo ou quasi solo à la guitare et qui prend là encore une dimension réellement fabuleuse.

   En somme, on sort heureux de ce live qui permet de rencontrer Sandoval, ce génie de la guitare et du chant, sous une perspective complètement différente, jusqu'à atteindre ce qu'on pourrait qualifier de redécouverte de ce chanteur. A voir absolument.
Par big-cow
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Vendredi 4 janvier 2008
"The Angel and the Dark River" par My Dying Bride
angelandthedarkriver.jpg

   Un album de My Dying Bride considéré par beaucoup comme l'un de leurs meilleurs, et qu'il me fut donné de trouver par chance à la FNAC.

   On notera tout d'abord la superbe pochette, très sobre mais également très belle, noire et dont la seule touche de clarté et ce corps de femme aux trois quart caché qui en occupe le centre. L'abum se décompose en 6 chansons, plus quatre autres titres bonus.

   On commence par un morceau intitulé The Cry Of Mankind, et on remarque d'emblée un son plus rythmé, plus apide, moins lent que ce que j'avais jusque là pu entendre : les guitares électriques font monter la tension sur les premières minutes, jusqu'à ce qu'un passage rapide joué au clavier lance réellement la musique, et que le chant démarre. Le titre s'annonce d'ores et déjà comme profond, puissant, efficace, et le passage est clavier est, il faut le dire, très beau. Les guitares accompagnent formidablement bien la musicalité de l'ensemble, et ce pendant environ sept minutes : la baisse d'intensité se fait alors au fur et à mesure, et les sortes de choeur qui concluent alors le morceau ne sont pas sans faire penser à l'introduction de "Le Figlie della Tempesta" (album The Dreadful Hours).

   On enchaîne ensuite sur From Darkest Skies, dont l'intro reste mémorable : en particulier la profondeur de sa guitare et de son violon, violon qui décollera ensuite dans de formidabls envollées, alors que le morceau se mettra véritablement en branle. Tout le début du morceau, rythmé par l'instrument à cordes, est formidable, emportant facilement celui qui l'écoute, mais malheureusement, il est remplacé au bout de 3m40 par un clavier trop froid à mon goût, pour retomber dans des sonorités plus graves et plus typiques du genre, et ce pour un passage de 2 minutes dont la fin signera le retour du violon, pour un court temps.

   Il n'y a pas grand chose à dire sur le morceau suivant, Black Voyage : des passages au violon toujours autant agréables, puis, au milieu du morceau, une baisse soudaine de rythme qui permet de faire monter la tension sur toute la durée restante de la chanson. Quant à A Sea To Suffer In, je laisse au chaland le plaisir de le réécouter ici, dans une version live très proche de la première.

   Two Winters Only est également magnifique, plus axé sur la profondeur de ses sons de guitare qu'autre chose, et qui n'est pas sans faire penser à l'introduction du morceau "The Dreadful Hours" (album éponyme). Au bout d'un moment, la batterie et quelques notes de violon viennent accroître la profondeur du morceau (même si ce dernier n'était pas pour le coût franchement indispensable). Le morceau vient à "éclater" par moment, mais il n'en pas désagréable pour autant, car retombant sans cesse sur ses superbes sonorités de guitare.

   Enfin, dernier morceau du CD originel, Your Shameful Heaven, à l'introduction au violon plus que magnifique, dépassant par là tous les morceaux présentés précédemment. On sent les cordes vibrer, on rentre aisément dans l'harmonie musicale de l'ensemble. Le lancement du morceau peut surprendre quelque peu, mais le son rythmé n'est pas pour autant plus désagréable, loin de là, et les quelques passages réellement brutaux du morceaux ne sont pas déplaisants. La succession des phases douces et brutales permet de retirer de l'ensemble une structure efficace, équilibrée.

   Enfin, grosse qualité de ces 6 morceaux : aucun ne contient les vois dites "grunt", soit les voix très rauques que je trouve particulièrement déplaisantes.

   Vient ensuite The Sexuality of Bereavement, morceau qui partage car d'une part dépourvu de voix "claire" mais d'autre part très fort musicalement, car le violon y trmble littéralement. Un morceau qu'on appréciera d'écouter de temps à autre. Enfin, c'est une série de trois lives que je n'apprécie que peu, car de qualité moyenne, la majorité des sonorités étant noyées par les basses.

   Toutefois, si l'on s'en tient strictement au CD de base, on aboutit à l'une des meilleures créations de My Dying Bride qu'il m'ait été donné d'écouter.

   Pour voir l'article relatif au groupe, c'est ici.
Par big-cow
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Vendredi 26 octobre 2007

Magma

   J'ai découvert Magma sur les conseils de Tim, que je remercie vivement ; charmé par les sons de l'album Kohntarkosz Anteria, c'est en grande partie par curiosité que j'ai décidé de les découvrir à cette représentation des NJP, doutant que l'occasion puisse se représenter encore beaucoup de fois. Aucun regret, au final, quant au concert vu, et dont la première partie m'avait déjà été sympathique, et augurant du bon de ce qui devait suivre.

   Formation assez conséquente, composée du batteur (le grand Christian Vander), d'un guitariste, d'un bassiste, d'un vibraphoniste, de deux synthés, du chanteur (Antoine Paganotti) et de trois "choristes" (entre guillemets car il ne s'agit pas que de choeur, chacune bénéficiant d'une plage de solo). Formation un peu près symétrique également, le batteur occupant la place centrale, les deux synthés et le duo basse/guitare étant réparti de manière équlibrée, alors que le vibraphoniste occupait l'espace de gauche et les quatre chanteurs celui de droite (même si eurent lieu de nombreux déplacements de ces derniers durant le concert, au centre de la scène).

   Le concert eut d'impressionnant, en particulier, le fait que ses interprêtes semblaient infatiguables, enchaînant morceaux après morceaux et reconstituant alors la seconde partie de leur rétrospecive commencée la veille, avec un concert qu'il ne me fut pas donné de voir : par le fait que je n'étais que peu familier du groupe, je ne pus reconnaître que la première plage du CD Kohntarkosz Anteria qui inaugurait le concert ; étaient ensuite mis bout à bout d'autres morceaux de manière à recréer une fresque formidable, des morceaux s'étalant de 45 minutes à 1h30 (la fourchette est large mais il difficile de se rendre réellement compte).

   L'ensemble était formidablement tonitruant, et c'est avec beaucoup de plaisir qu'on rentrait dans ces compositions détonnantes, sorte de symphonies d'aujourd'hui, décalées par rapport à ce qu'on peut voir d'ordinaire, car sans cesse changeantes, sans cesse originales, se renouvellant en permanence. Les performances des chanteurs étaient particulièrement remarquables, mais c'est de Vander, le batteur, que provenait le plus de puissance : occupant une position centrale sur la scène, dôté d'un jeu énergique, il n'hésitait pas à quitter son rôle de batteur pour se joindre lui-même au chant, jouant alors debout avec toujours autant de puissance, faisant déborder les compositions de puissance.

   En somme, excellent concert que cette représentation de Magma, à découvrir si ce n'est déjà fait.

Par big-cow
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Mercredi 17 octobre 2007

Eric le Lann et Jannick Top

   Chronique en retard du à des difficultés à accéder à des informations sur Internet, au sujet de la formation du groupe, et d'autres renseignements plus techniques.

   J'ai vu le groupe formé par Eric le Lann et Jannick Top en première partie de Magma, le 10 octobre dernier à l'Autre Canal de Nancy : salle assez conviviale, sympathique, assez déstabilisante car la moyenne d'âge y était cette soirée là de plus de 30 ans ; autant dire que j'étais probablement le plus jeune de la salle, ce qui m'a assez amusé.

   Il s'agissait d'un groupe de jazz-rock constitué, à la trompette, de Eric le Lann, de Jannick Top (un ancien de Magma) à la basse, de Jim Grandcamp à la guitare (électrique, mais sèche durant un morceau) et de Damien Schmitt à la batterie. Première partie, donc, pas exceptionnellement longue par définition : moins de 10 morceaux joués, ceux-ci atteignant quand même une longueur assez honorable, pour moi qui apprécie beaucoup les morceaux assez longs.

   Beaucoup de pêche dans l'ensemble, tout du moins sur les quelques premiers morceaux : une batterie dynamique, de même mais en moindre mesure quant aux autres instruments de la formation. Les morceaux joués ne débordaient pas d'originalité, mais se laissaient écouter de façon très agréable, étant bien rythmé et apportant pas mal d'entrain. Malheureusement, l'ensemble se tasse au bout de quatre-cinq morceaux, et les compositions suivantes paraissent un peu ternes, plus détendues, plus calmes, mais quittant alors l'esprit assez explosif du début. Reste la composition finale, basée sur la progression, et atteignant son apogée sur un magnifique solo de batterie exercé par Schmitt : jeu sec et nerveux, déjanté, le batteur s'éclatant sur ce final avec les montées et les baisses de tension, jusqu'à donner le signal des dernières secondes, explosion musicale fantastique, et permettant de finir le concert sur un punch assez incroyable qui met en haleine quant à Magma.

   Au niveau du jeu scénique, toutefois, la satisfaction est plus modérée : alors que d'un côté les jeux de Schmitt et Top sont explosifs et puissants, transmettant sans problème leur énergie au spectateur, alors que le jeu de le Lann vaut également le déplacement, même si en moindre mesure, la faiblesse apparaît quant au guitariste Grandcamp, que j'ai trouvé décevant vis-à-vis de la prestation des autres musiciens : statique, pas assez déjanté, comme un peu coincé derrière sa guitare qu'il manie certes avec efficacité mais sans friser des sommets.

   En somme, une prestation sympathique, idéale en amuse-gueule, mais à voir quand même pour la curiosité et la pêche.

Par big-cow
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Vendredi 24 août 2007
Ghinzu

   Ghinzu est un groupe de rock belge, auteur à l'heure actuelle de deux albums (Electronic Jacuzzi et Blow), le troisième étant prévu pour janvier 2008 dans le meilleur des mondes. Ils ont su se faire découvrir sur les radios belges grâce à Dolly Fischer, extrait de leur premier album, puis en France par Do you read me ?.

   Electronic Jacuzzi sortit en 2001 en Belgique, et fut réédité courant 2004, si ma mémoire ne me trompe pas, à un prix réduit mais amputé de deux chansons, Rotten Star et Revlis. Si Electronic Jacuzzi n'atteint pas le niveau de Blow, les chansons qui le composent n'en restent pas moins excellentes : tantôt calmes comme pour Turn Up The Satan, Thoughts Behind The Scene ou encore Bingo It's Heaven, tantôt déjantées comme Electronic Jacuzzi, Dragon ou R2D3, tantôt entre les deux, elles s'intégrent dans une ligne de rock progressif. Beaucoup de tension au cours de l'écoute des musiques, avec ce rythme, cette musicalité qui monte, qui monte jusqu'au relâchement (de ce point de vue, Revlis fait figure d'exception, musique non chantée au rythme perturbé).

   Blow, sorti en 2004, est pour l'instant l'oeuvre phare du groupe. Là où la structure d'Electronic Jacuzzi paraissait un peu perturbée, décalée parfois, Blow s'écoute d'une traite. Mûrement réfléchi de par la disposition des pistes sur le CD, il tient en haleine des premières notes, avec ce vent qui souffle, jusqu'à ce final sur Seaside Friends, formidable. On inaugure le CD sur la chanson Blow, ma préférée à ce jour, longue musique de 8 minutes 54, d'une force impressionnante, et qui pose d'ores et déjà le ton qui suivra : la tension est à son paroxysme, et c'est avec un délicieux frisson que l'on écoute cette piste. Vient ensuite Do You Read Me ?, réalisation un peu décevante car conventionnelle par rapport à ce que nous réserve usuellement Ghinzu. Mais le mal est vite passé, car on enchaîne sur ces deux chansons reliées par un même texte et s'enchaînant à merveille, Jet Sex puis Cockpit Inferno, avant d'arriver à 'Til You Faint, chef d'oeuvre de déjantement. Suit ensuite The Dragster-wave, comparable à Blow de par la tension qu'il entraîne. Pause.

   La chanson suivante est Sweet Love, ballade jouée par John Stargasm seul, au piano et au chant. la chanson se veut être un repos entre deux parties du CD, une halte pour le voyageur. Un peu bancale, peu attachante au premier abord, c'est dans la lignée des autres qu'elle trouve son sens. Vient ensuite High Voltage Queen (The Reign Of), chanson assez cool et légèrement pornographique, puis le sympathique, sans être exceptionnel, 21st Century Crooners, sans chant. Et là, c'est Mine. Mine est un déjantement complet, démarrant sur quelques minutes assez cool avant de partir en sucette, sorte de défouloir immense et jouissif, complètement hallucinant, un morceau qui laisse bouche bée : le déchaînement y atteint son paroxysme. La fin est relativement cool, avec Horse, à nouveau sans chant et morceau assez beau, puis le très drôle Seaside Friends, où le groupe se moque des néo-bourgeois.


Ici, une vidéo live de The Dragster-Wave. Le son n'est pas de très bonne qualité, mea culpa.

   Du point de vue des paroles, Ghinzu a écrit des textes très drôles : on se souviendra longtemps du "My perfum, Vodka / My limit, Coma" de Dracula Cowboy, ou encore de l'excellent texte accompagnant Seaside Friends. De la même manière, c'est sans complexe que le groupe écrit des textes par moment assez osés, comme dans High Voltage Queen : "My baby nude, my baby sweet, my baby got a perfect ass" ; mais également des récits aventureux, comme dans Dragon qui raconte la chasse que mène un aventurier à un dragon, ou R2 D3, inspiré des Star Wars ("A very famous father in a Georges Lucas film").

   Pour la petite histoire, le nom Ghinzu provient de la marque de couteaux japonais Ginsu.
Par big-cow
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Dimanche 19 août 2007
My Dying Bride

   My Dying Bride est à ce jour un de mes groupes favoris. Groupe de doom metal par définition, on est toutefois loin des guitares saturées et des beuglements rauques que j'ai l'habitude d'entendre dans le genre. De ce point de vue, My Dying Bride apparaît comme à part, se distingue fortement de par sa musicalité.

   J'ai découvert le groupe par le superbe morceau The Dreadful Hours, introduction à l'album éponyme. Ce CD, premier que j'ai écouté, m'a bien marqué : j'ai tout de suite accroché à ces longs morceaux mélodiques de 8 à 10 minutes, à ces accords de guitare simples mais terriblement mélodiques et profonds, à ces quelques notes de clavier délicates (fin du morceau The Raven and The Rose). Le tout accompagné d'une voix également assez mélancolique, et s'accordant très bien avec la musicalité.

   On retrouve toutefois sur cet album (et sur son prédecesseur, The Light at The End of The World) quelques passages plus violents, plus rauques : encore appréciables tant que le chanteur ne déforme pas sa voix, ils deviennent à ce moment difficilement supportables, et c'est bien dommage car la beauté de la musique se perd. A noter que The Light at The End of The World n'a pas une musicalité aussi belle que The Dreadful Hours, car plus axé sur les basses et la batterie (même si on trouve le très beau Sear Me III).

   Alors que les quelques extraits du dernier album écouté font penser à un album plus sombre et plus violent, une écoute rapide de quelques anciens morceaux de My Dying Bride m'ont particulièrement fait envie : ainsi, quatre extraits de l'album Angel and The Dark River, album très prometteur, particulièrement beau mais également très triste : The Cry of Mankind, The Black Voyage, A Sea To Suffer In et surtout le magnifique Two Winters Only, morceau formidablement beau de 9 minutes et quelques. On note que la formation était alors accompagné d'un violon aux superbes accents, légèrement désespérés.

 

   Ici, le live de A Sea To Suffer In (attention, le son est très bas).

   Des rares vidéos live que j'ai pu voir, on peut déplorer un jeu de scène très statique du chanteur, mais une présence sur scène impressionnante des guitaristes, du bassiste et surtout du violoniste.
Par big-cow
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