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Bernie, le fameux Bernie dont on ne m'avait que trop parlé, a fini par me tomber entre les mains, récemment. Déjà vu deux fois en une semaine
(c'est pour dire), j'en présente enfin un compte-rendu.
Pour ceux qui avaient déjà vu Le
créateur et Enfermés dehors, oubliez ce qu'étaient ces deux films déjà excellents : Bernie est bien au-dessus. Là où
Enfermés dehors se concentrait essentiellement au niveau de cascades visuelles complètement délirantes, et où Le créateur était une féroce critique du monde des planches, là où les deux films étaient déjà bien déjantés, Bernie apparaît comme un
festival visuel complètement allumé, sans pause, délirant d'un bout à l'autre, sur tous les plans : dialogues, caricatures, situations, plans, actions, personnages, tout y passe pour notre
plus grand plaisir.
Inutile de chercher
une signification quelconque dans ce délire en avalanches : Bernie est fou, complètement conglé, mythomane qui est persuadé de protéger ses parents d'un complot de la mafia dont lui, bébé
abandonné dans une poubelle, aurait été la première victime.
Le film est tout bonnement complètement délirant, ne s'embarassant d'aucune convention ni moralité (bien qu'étant à des années
lumière de Borat précédemment critiqué), absurde, cynique, trash, déjanté, on ne peux plus drôle. A voir
absolument.